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Liste des membres de l'association

Nom du ThérapeuteFonctionSpécialitéContact
ASCA Association des sexologues de la Côte d'Azur
Dr Carol BURTE Présidente

Andrologue  - Sexologue

DIU Sexologie

Villa le Plazza - Boulevard Comte Muraire

83300 DRAGUIGNAN - Tel: 04.94.47.05.94

4 Rue des Etats Unis

06400 CANNES - Tel: 04.93.38.12.37


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Dc Alain ESPESSET Vice Président

Gynécologue - Sexologue


DU sexologie 

 

1 Rue Montaigne

06400 CANNES


Tel: 04.93.38.13.13

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Cabinet M. Claude GENNA

Trésorier

Psycho-analyste, Sexologue
DU sexologie

Thérapeute de couple

Psychothérapies individuelles

 

Palais Donadéï

7 Boulevard Victor Hugo - 06000 NICE
Tél. : 06.09.24.65.75
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www.claudegenna.com

Dr Josette TORRES-CHAVANIER  Secrétaire

Psychiatre - Sexologue


DU sexologie

48 Avenue Riou Blanquet

06130 GRASSE

Tel: 04 93 36 36 28


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Liste des membres d'honneur de l'association

Prénom et nom      SpécialitéContact
ASCA Association des sexologues de la Côte d'Azur
Pr Daniel CHEVALLIER   Urologue, Chirurgien CHU Pasteur NICE
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Liste des membres actifs de l'association

Prénom et nom     SpécialitéContact
ASCA Association des sexologues de la Côte d'Azur
   

 

 

 
   

 

 

 
Dr Mireille BODA   Endocrinologue - Sexologue
DIU Sexologie

2 Bd Jean Jaurès - 06000 NICE
Tél. : 04.93.80.40.31
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Dr Christophe BONNIN  

Médecin vasculaire

10/12 Rue de France - 06000 NICE
Tél. : 04.93.82.06.08
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Dr Rémy BURTE   

 Urologue, Chirurgien

 

Villa le Plazza - Boulevard Comte Muraire 

83300 DRAGUIGNAN

Tel: 04.94.67.12.89

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Dr Claude Marie LANNOY

 

Médecin Généraliste , Sexologue (Bruxelles)

DU Sexologie 

 

66 Avenue Grand Champs - 1150 BRUXELLES

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 Mme Frédérique MARIN  

Infirmière, Sexologue

DIU Sexologie

Centre Antoine Lacassagne - Centre de lutte contre le Cancer

33 Avenue de Valombrose - 06189 Nice Cedex 1

Tel. : 06.60.60.83.60

Ligue Contre Le Cancer - 3 rue Alfred Mortier - 06000 Nice

Tel: 04.93.62.13.02

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Mme Cécile RUBENTHALER   Psychologue - Sexologue
DU Sexologie - UCL Louvain La Neuve

45 Avenue de la 1ère armée - 83000 DRAGUIGNAN
Tél. : 06.03.83.00.12
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Dr Khaled YOUSSEF   Urologue - Sexologue
DIU Andrologie, DIU Sexologie

Hôpital de MENTON
2 Rue Antoine Péglion - 06500 MENTON
Tél. : 04 93 28 77 77
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Dr Micaela WILD MARGUERITA  

Endocrinologue - Sexologue

DIU Andrologie et Athérosclérose

CeGIDD

2 rue Edouard Beri - 06000 Nice

Tel. : 04.92.47.68.40

Liens

La sexualité des adultes, vue par les chiffres

Les statistiques sur la sexualité nous réservent toujours des surprises. On est persuadé que certaines pratiques sont monnaie courante, chez les autres, et que s'y conformer conditionne la qualité d'un(e) amant(e). Il n'en est rien ! Car il s'agit bien souvent d'idées reçues, véhiculées par les médias, et qui ne s'appliquent qu'à un petit nombre de personnes...

  • Les pratiques sexuelles
  • Le nombre d'amants ou de maîtresses
  • Faites le test

Au total, 96% des hommes et 95% des femmes de 18 à 69 ans ont eu au moins un rapport sexuel au cours de leur vie ! La surprise vient de ce que 4% des hommes et 5% des femmes n'ont donc jamais fait l'amour. Bien sûr, cela peut être un choix de vie, mais il peut aussi s'agir d'un blocage, d'une peur terrible de l'autre. À 24 ans, 89% des hommes et 84% des femmes ont fait l'amour au moins une fois. Il existe donc nombre de personnes (11% des garçons et 16 % des filles) qui débutent leur vie sexuelle après 24 ans. Et rien n'est encore perdu ! Bien sûr on peut être vierge à 24 ans à cause de blocages, mais l'on peut aussi avoir eu envie d'attendre de rencontrer l'amour, le vrai, qui parfois met du temps à arriver ! En amour, chacun suit son chemin !

Autrefois, beaucoup d'hommes avaient leur premier rapport sexuel avec une prostituée : 21,1% pour ceux qui sont nés entre 1922 et 1925.Pour ceux qui sont nés après 1972, la première fois avec une prostituée, c'est 0% ! Ce changement représente un grand progrès… Les garçons d'aujourd'hui ont la chance de découvrir la sexualité dans le cadre d'une relation vraie.

Les pratiques sexuelles

La fellation et le cunnilingus ont été expérimentés au moins une fois par les 3/4 des 20-25 ans. Il reste un quart, soit 25% des couples qui ne les ont jamais tentés. Peut-être le feront-ils, peut être pas ! Soit ils n'en ont pas envie, soit ils n'aiment pas les contacts de la bouche avec le sexe. Il est parfaitement normal que certaines personnes n'en ressentent pas le besoin. On peut vivre une sexualité très épanouie sans ça ! Car l'essentiel, en amour, c'est toujours la relation, bien plus que les pratiques.42% des filles de 18-19 ans ayant déjà fait l'amour ont expérimenté la fellation. Mais, chez les femmes de plus de 55 ans, une sur deux dit ne l'avoir jamais pratiquée. On constate que les nouvelles générations sont certainement plus à l'aise avec leur corps. Autrefois, on inculquait souvent aux enfants l'idée que le sexe était sale, ce qui pouvait évidemment rendre apparemment rebutant certains gestes ou certaines positions !La sodomie reste peu courante. Seuls 3% des hommes et des femmes disent la pratiquer souvent. Elle a été tentée au moins une fois par 30% des hommes et 24% des femmes. Donc, ce que l'on peut voir dans les films X est très éloigné de la vraie vie ! Il ne faudrait donc pas se croire bloqué(e) parce que l'on refuse la sodomie ! Chacun doit pouvoir envisager la sexualité à sa manière.

Le nombre d'amants ou de maîtresses

Les hommes déclarent avoir eu en moyenne 11 partenaires dans leur vie et les femmes 3,3 !La moitié des hommes a eu moins de 5 partenaires. La moitié des femmes n'a eu qu'un seul partenaire sexuel dans sa vie.L'écart peut paraître bizarre ! Quand un homme hétérosexuel fait l'amour, il le fait bien avec une femme. Il y a deux explications : la première, c'est la prostitution. Un assez grand nombre d'hommes a eu des rapports avec des prostituées, alors qu'aucune prostituée n'a participé à l'enquête. La deuxième, c'est la manière de comptabiliser les partenaires. Les femmes prennent uniquement en compte leurs histoires d'amour. Les hommes, eux, additionnent toutes leurs conquêtes, y compris les aventures d'un soir.

Tous les chiffres sont tirés de deux grandes enquêtes sur la sexualité :

  • L'entrée dans la sexualité (le comportement des jeunes dans le contexte du sida) aux éditions la découverte recherche. Sous la direction de Hugues Lagrange et Brigitte Lhomond.
  • Les comportements sexuels en France, d'Alfred Spira et Nathalie Bajos, et le groupe ACSF. Editions la documentation française.

FAQS

Que peut apporter un Sexologue ?

Le Sexologue aide à résoudre les problèmes sexuels de toute personne qui ne vit pas une sexualité épanouissante. Il peut aider à :
. Retrouver le désir et le plaisir
. Permettre un épanouissement sexuel
. Donner des conseils dans certains domaines de la vie quotidienne pouvant rejaillir sur   la vie  sexuelle.
. Redonner confiance en Soi
. Aider à surmonter l'usure du couple.
. Le Sexologue a également un rôle préventif , notamment auprès des jeunes , dans la lutte contre les IST .


Quand consulter un Sexologue ?

500000 personnes consultent chaque année un Sexologue en France , quelque soit la catégorie sociale. 80% des personnes consultent seules dans un premier temps.

Les raisons sont diverses :
Troubles de l'érection , éjaculation prématurée ou retardée : ce sont les troubles les plus fréquents chez l'homme. Mais de plus en plus d'hommes consultent aussi pour une baisse du désir sexuel.
Baisse du désir chez la femme , mais aussi difficultés à avoir un orgasme , douleurs , mauvaise connaissance de la sexualité.



La profession de Sexologue :

Le Sexologue peut être Médecin ou non Médecin ( psychologue , psychothérapeute , sage femme).Les praticiens de notre association ont tous reçu une formation solide par des universitaires reconnus.  En France , le Diplôme Inter Universitaire de Sexologie , ouvre droit à la reconnaissance pour les médecins du titre de Médecin Sexologue. 
Le choix d'un Sexologue Médecin ou non Médecin se fera selon le type de difficulté sexuelle ressentie , sachant que seuls les Médecins ont le droit d'examiner leurs patients et de prescrire des examens complémentaires et des médicaments.
L'intérêt de notre association , pour les patients ,est de pouvoir bénéficier d'un travail en réseau si nécessaire , le praticien pouvant facilement solliciter l'avis d'un confrère si le problème s'éloigne du champ de ses compétences.

Se renseigner pour choisir des professionnels compétents :

SFSC : société française de sexologie clinique
AIHUS : association inter hospitalo universitaire de sexologie
SNMS : syndicat des médecins sexologues

Oser poser des questions :

Vous pouvez laisser vos coordonnées dans la rubrique "nous contacter" pour obtenir des réponses claires à vos questions sur nos diplômes , le remboursement des soins, le parcours, le type de méthode....

Autres sites

Orientation sexuelle

L'orientation sexuelle est un mode  d'attirance de type émotionnelle, érotique, sexuelle, ou platonique pour le sexe opposé, le même sexe, ou les deux sexes.

Ces attirances sont généralement décrites comme:

- hétérosexualité

- homosexualité

- bisexualité.

- asexualité (absence d'attirance sexuelle) est parfois identifiée comme la quatrième orientation

L'orientation sexuelle n'est pas un choix mais une attirance ou orientation. Celle çi peut être figée à vie ou évoluer en fonction de la vie de chacun ou varier dans cette orientation.

L' identité sexuelle est différente de l'orientation sexuelle.

 

Il convient de noter que l'on peut se définir d'après une certaine orientation sexuelle, sans que son comportement amoureux ou sexuel ne soit en accord avec l'identité affirmée ; par exemple, de nombreuses personnes s'étant engagés avec des relations avec des personnes des deux sexes à des degrés divers ne se définissent pas comme bisexuelles mais comme « hétérosexuelles » ou « homosexuelles ».

 

Classification

 
L'échelle de Kinsey, comme l'ensemble des travaux de l'auteur, montre qu'en termes d'orientation sexuelle, « tout n'est pas blanc ou noir. ».
Le désir ou les expériences amoureuses ou sexuelles ne sont pas nécessairement polarisées selon un unique axe hétérosexualité (0) - homosexualité (6). Si le degré d'attirance pour un sexe ou l'autre peut varier (1,2,3,4,5), on parlera de « bisexualité » dès lors qu'il y a attirance pour les deux sexes, même si l'un prédomine sur l'autre.

L'orientation sexuelle d'une personne est classée en fonction du sexe du ou des partenaires désirés :

  • hétérosexuelle, si elle porte uniquement et exclusivement sur des personnes de l'autre sexe ;
  • homosexuelle, si elle porte uniquement et exclusivement sur des personnes du même sexe ;
  • bisexuelle, si elle porte sur des personnes des deux sexes, à des degrés divers.

Certaines orientations ne sont pas des sexualités effectives, pas « actives » :

  • asexuelle, s’il y a absence d'inclinaison sexuelle particulière.
  • altersexuelle, s’il s’agit du refus de catégorisation sexuelle (spécifiquement dans une sexualité ou orientation ou une autre).

L'orientation sexuelle, que son origine soit innée et/ou acquise, est attribuée par l'individu à ses sensations et conceptions personnelles (voir rationalisation) ; le comportement sexuel d'une personne peut être différent de son orientation.

Ainsi, par exemple, l'abstinence sexuelle n'est pas toujours la conséquence d'une orientation asexuelle. Des personnes peuvent pratiquer une sexualité différente de leur orientation si elles y sont contraintes par des circonstances principalement sociales (soumission à une autorité réelle ou imaginée) ou matérielles (incarcération en milieu unisexe). Il n'a pas encore été montré s'il était possible de modifier l'orientation sexuelle d'une personne par le biais de l'influence (psychothérapie, autorité, etc.), malgré de nombreuses tentatives contestables au cours des siècles.

Dans le Préambule des Principes de Jogjakarta, document sur le droit international des droits de l'homme, l'orientation sexuelle est comprise comme faisant référence à la capacité de chacun de ressentir une profonde attirance émotionnelle, affective et sexuelle envers des individus de sexe opposé, de même sexe ou de plus d'un sexe, et d'entretenir des relations intimes et sexuelles avec ces individus.

La Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne interdit toutes les discriminations y compris basées sur l'orientation sexuelle. Et en 2012, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a publié un document "Nés Libres et Egaux" relatif à l'orientation sexuelle et l'identité sexuelle dans le droit international des droits de l'homme.

 

Le Genre


 
Une femme à l'usine pendant la Seconde Guerre mondiale, occupant ainsi un rôle traditionnellement vu comme masculin.

Le genre est un concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre les femmes et les hommes.

Alors que le sexe fait référence aux différences biologiques entre femmes et hommes, le genre réfère aux différences sociales, psychologiques, mentales, économiques, démographiques, politiques, etc.

Le genre est l'objet d'un champ d'études en sciences sociales, les études de genre. Ce concept est apparu dans les années 1950 dans les milieux psychiatriques et médicaux, aux États-Unis. À partir des années 1970, le genre est fréquemment utilisé par les féministes pour démontrer que les inégalités entre femmes et hommes sont issus de facteurs sociaux, culturels et économiques plutôt que biologiques.

 

Étymologie

Le mot « genre » vient du latin « genus », devenu en ancien français « gendre ». Le mot a d'abord le sens de « catégorie, type, espèce » puis le sens de « sexe ».

Le mot a longtemps été majoritairement associé au genre grammatical. L'utilisation scientifique du mot, dans le contexte des rôles sociaux des femmes et des hommes, date de son emploi par John Money en 1955 et a été popularisé par le mouvement féministe dans les années 1970 et a progressivement remplacé l'usage du mot « sexe » dans les sciences sociales.

 

Le genre comme donnée sociale

Construction sociale

En 1972, Ann Oakley explique que masculinité et féminité ne sont pas des substances « naturelles » inhérentes à l’individu, mais des attributs psychologiques et culturels, fruits d’un processus social au cours duquel l’individu acquiert les caractéristiques du masculin ou (et) du féminin.

Selon Simone de Beauvoir, « on ne naît pas femme, on le devient. » Le sociologue Pierre Bourdieu estime que cela est également vrai pour les hommes : c'est à travers toute une éducation, composée de rituels d'intégration de la norme masculine, que se façonne l'identité masculine, et que l'homme assure dans la société une fonction de reproduction de la domination.

Ainsi considéré, le « genre » est l'identité construite par l'environnement social des individus, c'est-à-dire la « masculinité » ou la « féminité », qui ne sont pas des données « naturelles » mais le résultat de mécanismes extrêmement forts de construction et de reproduction sociale, au travers de l'éducation. L'identité de genre a traits aux comportements, pratiques, rôles attribués aux personnes selon leur sexe, à une époque et dans une culture donnée.

La norme sociale de genre peut être non seulement constructive mais aussi punitive : la déviation des rôles de genre (c'est-à-dire, un désaccord entre la présentation de genre d'une personne et la présentation de genre exigée d'une personne de son sexe) n'est pas toujours tolérée et certaines attitudes sont réprimées par la société. Un exemple simple est la « tenue » sociale : une blague sur le sexe sera vue comme relativement acceptable de la part d'un homme, mais sera mal acceptée si elle provient d'une femme.

Catégorisation

Mary Frith (Moll Cutpurse) a scandalisé la société anglaise du XVIIe siècle en portant des habits masculins et fumant en public, à l'opposé du rôle de genre.

Le sexologue John Money a inventé le terme « rôle de genre » en 1955. Il désigne les caractéristiques assignées aux genres, généralement vues comme une dualité femme-homme. Ces caractéristiques peuvent inclure les vêtements, les modes d'expression, les professions et la sexualité.

Vu ainsi, la norme sociale du genre peut être non seulement constructive mais aussi punitive, la construction du genre étant alors un impératif social : la déviation des rôles de genre (c'est-à-dire, un désaccord entre la présentation de genre d'une personne et la présentation de genre exigée d'une personne de son sexe) n'est pas toujours tolérée et certaines attitudes sont réprimées par la société.

La plupart des sociétés ne considère que deux grandes catégories de rôles de genre, masculin et féminin, correspondant aux deux sexes biologiques des hommes et des femmes. Toutefois, certaines sociétés intègrent des personnes qui adoptent le rôle de genre opposé à leur sexe biologique, par exemple les personne bispirituelles de certains peuples Autochtones d'Amérique. D'autres sociétés peuvent inclure un troisième sexe avec des rôles qui sont considérés comme distincts des rôles typiquement féminins ou masculins (et qui incluent parfois les intersexes ou les eunuques). Un exemple en sont les Hijras du sous-continent indien ou les Muxe de l'Oaxaca (Mexique).

Relations entre sexe et genre

Pour Christine Delphy, « le genre précède le sexe ; dans cette hypothèse le sexe est simplement un marqueur de la division sociale. » Penser le sexe en termes de donnée biologique est une impasse : pour elle le sexe est avant tout une représentation de ce que la société se fait de ce qui est « biologique ».

Selon Judith Butler, « le genre, c’est la stylisation répétée des corps, une série d’actes répétés à l’intérieur d’un cadre régulateur plus rigide, des actes qui se figent avec le temps de telle sorte qu’ils finissent par produire l’apparence de la substance, un genre naturel de l’être11. » Ici les actes et les discours relatifs au genre sont performatifs ; cela signifie que non seulement ces derniers décrivent ce qu’est le genre (performance) et par là même ont la capacité de produire ce qu’ils décrivent. Mais pour Judith Butler, « il faut aussi que le genre désigne l’appareil de production et d’institution des sexes eux-mêmes […] c’est aussi l’ensemble des moyens discursifs/culturels par quoi la “nature sexuée” ou un “sexe naturel” est produit et établi dans un domaine “pré discursif”, qui précède la culture, telle une surface politiquement neutre sur laquelle intervient la culture après coup. »

Questions diverses posées par la notion de genre

Questions juridiques

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Le sexe d'une personne comporte des conséquences suivant les législations nationales : le sexe est indiqué sur les documents d'identité, la loi prescrit parfois des mesures différentes pour les hommes et les femmes (en termes de pension de retraite par exemple), le mariage n'est parfois possible qu'entre personnes de sexe différent.

Quels sont les critères juridiques pour déterminer qu'une personne est homme ou femme : mais la question peut être complexe en cas de transidentité ou de personne intersexe.

La plupart des pays permettent à une personne intersexe de changer de sexe légal quand il établit que le sexe attribué à la naissance n'est pas le sexe réel. Mais il ne s'agit pas là d'un changement de sexe, plutôt d'une rectification.

Dans certains cas, des personnes transgenres peuvent faire changer leur sexe légal. Les conditions diffèrent d'un pays à l'autre et il peut arriver que le sexe légal d'une personne ne corresponde pas à son genre social.

Répartition des rôles sociaux

Le genre est parfois perçu comme induisant une répartition des rôles sociaux profondément inégalitaire. L'historienne Joan W. Scott présente cette dimension de la notion en ces termes : « le genre est un élément constitutif de rapports sociaux fondés sur des différences perçues entre les sexes, et le genre est une façon première de signifier des rapports de pouvoir. »

Conséquences économiques

Le genre, et en particulier le statut des femmes, est reconnu comme un facteur important dans le développement économique et social.

Discours sur le genre

Critique des études et du concept de genre

L'expression « théorie du genre »

Les expressions « théorie du genre » et « théorie du gender » apparaissent dans le monde francophone à la fin des années 1990, sous la plume d'auteurs catholiques qui rejettent ce qu'ils perçoivent comme une idéologie visant à déstabiliser les rapports femmes-hommes,. Ces expressions peuvent désigner, souvent sans les différencier, les recherches universitaires en études de genre, ou bien les politiques publiques d'émancipation des femmes et de lutte contre les stéréotypes sexuels.

Il faut noter d'emblée une guerre sémantique entre les opposants qui présentent les études de genre sous ce label global de « théorie du genre » ou « théorie du gender », et les universitaires ou chercheurs en études de genre pour qui le genre n'est pas une théorie mais plutôt un outil ou une méthode qu'ils utilisent ponctuellement. Sur le plan universitaire, « la théorie du genre n'existe pas. Il en existe une multitude. » Le sociologue Éric Fassin insiste sur le fait que « le genre est un concept. Ce n'est ni une théorie ni une idéologie, mais un outil qui aide à penser ».

Selon Anthony Favier et d'autres chercheurs, l'expression « théorie du gender » n'est pas anodine. En français, le mot « théorie » connote quelque chose de non prouvé, quand l'anglais theory fait avant tout référence à la théorie opposée à la pratique. L'emploi du singulier masque la pluralité de thèses aussi différentes que celles de Judith Butler, Christine Delphy… La « théorie du genre » serait un « ennemi imaginaire », une tentative de faire croire qu'il existe une stratégie politique unifiée derrière les études de genre.

Étant donné que les chercheurs refusent cette désignation, les opposants à la « théorie du genre » sont les seuls à avoir défini son contenu.
Le philosophe Drieu Godefridi estime que les gender studies comportent un versant descriptif et un versant prescriptif : dans ce dernier, « la théorie du genre préconise l'éradication de toute pratique fondée sur [des] stéréotypes » maintenant la femme en position d'infériorité.
Le psychanalyste Jacques Arènes, auteur d'un exposé sur le genre pour l'épiscopat français, appelle « gender theory » le « corpus idéologique utilisé par les lobbies gays pour défendre leurs idées soumises au législatif, concernant notamment le mariage dit “homosexuel” ».
Margaret Peeters considère la théorie du genre comme un phénomène culturel — davantage qu'une idéologie — qui se fonde sur « une conception du citoyen égal politique hostile à la paternité, à la maternité, à la filialité, autrement dit à la personne ».
Pour Tony Anatrella, la théorie du genre vise à libérer les hommes de la différence sexuelle et à faire reconnaître les couples homosexuels.

Affirmation de l'identité sexuée

À l'encontre du concept de genre, des arguments issus de différents courants intellectuels ou religieux voient dans les études de genre une doctrine politique qui s'attacherait à remettre en cause pour des raisons idéologiques l'organisation des sociétés considérée alors comme « naturelle ».

Pour la philosophe Chantal Delsol, « la théorie du gender ne suppose pas seulement le refus de l'individu d'être inscrit dans une appartenance sexuelle. Mais aussi le désir de l'individu de choisir, sinon son sexe biologique, au moins son appartenance de "genre". On va expliquer à l'enfant qu'il ne naît ni garçon ni fille, qu'il choisira plus tard. Nous sommes à l'acmé de la volonté de refaire le monde selon notre désir [...]. Ce qui veut dire que rien n'est nature, que tout est culture ». Elle estime que l'on va mentir aux enfants en niant la différence sexuelle. Elle dénonce l'enseignement, en France, de ce qu'elle considère comme une « idéologie » en cours de sciences de la vie et de la terre, une « opinion » qui « n'a pas vocation à s'imposer à tous les enfants de France comme si c'était une science ».

Le psychiatre Boris Cyrulnik considère que bien que « la culture, qui commence dès la naissance, entoure différemment un bébé fille et un bébé garçon » ; « le « genre » est une idéologie. Cette haine de la différence est celle des pervers, qui ne la supportent pas. ».

 

 

 

 

Les dysfonctions sexuelles et les troubles du désir peuvent toucher tout le monde, autant hommes que femmes, et se manifester à tout âge. La sexualité censée être épanouissante peut alors peser lourd sur les épaules d’un couple.

Peu importe le problème, il est souvent difficile de discerner ce qui est physiologique de ce qui est psychologique. Les idées, les pensées et les sentiments ont au moins autant d'importance que les manifestations physiques.

Principales formes de dysfonction sexuelle chez la femme

  • Baisse du désir.Autant chez l'homme que chez la femme, le désir sexuel fluctue au cours de la vie. C'est tout à fait normal puisqu’il est un phénomène hautement complexe. Une baisse prolongée du désir sexuel peut avoir une incidence sur la psyché et l'estime de soi, et mettre les relations conjugales à rude épreuve. L’intensité du désir dépend grandement de la qualité de la relation de couple, de la santé physique, de la disposition d'esprit ou encore des événements qui jalonnent la vie (une grossesse, un deuil, etc.).
  • Difficulté ou incapacité à atteindre l’orgasme. Pendant l'orgasme, les muscles des organes sexuels entrent dans une série de contractions spasmodiques intenses et rapprochées. Bien qu'elles aient un désir sexuel normal et qu'elles aient un plaisir satisfaisant à la stimulation sexuelle, certaines femmes atteignent difficilement l'orgasme ou n'y parviennent pas. D’autres souhaitent ardemment atteindre l'orgasme simultané avec leur partenaire. Or, en réalité, rares sont les couples qui l'expérimentent, contrairement à ce que peuvent laisser espérer les scènes ou les films à caractère érotique.
  • Douleurs coïtales. Certaines femmes ressentent des douleurs durant le coït (pénétration) ou après celui-ci, que ce soit au vagin, au clitoris ou aux lèvres. Le terme « dyspareunie » est utilisé pour décrire ces douleurs. Les experts tendent à ne pas considérer les douleurs coïtales comme une dysfonction sexuelle en soi, mais plutôt comme un problème de douleurs chroniques qui, puisqu’il touche les organes génitaux, peut avoir un impact sur la vie sexuelle. Il arrive également que les muscles du vagin se contractent en un spasme douloureux au moment de la pénétration, une réaction appelée vaginisme.

Souvent, ces situations s’entremêlent. Par exemple, une perte de désir peut entraîner des douleurs durant les rapports sexuels, et ces dernières peuvent être la cause d'une incapacité à atteindre l'orgasme, voire d’une baisse de libido.

États ou situations à l'origine des dysfonctions sexuelles

Parmi les principales :

  • Difficultés dans le couple. Des conflits non réglés avec le ou la partenaire se répercutent souvent sur le désir d'entreprendre des rapports sexuels et de se laisser aller intimement avec son (ou sa) partenaire. Une homosexualité latente ou non reconnue peut avoir des conséquences sur le déroulement des relations sexuelles.
  • Stress, dépression, anxiété. La tension nerveuse générée par des préoccupations (cela inclut le fait de vouloir absolument plaire à son ou sa partenaire et le satisfaire), le stress, l'anxiété ou la dépression réduit généralement le désir sexuel et le laisser-aller.
  • Sévices sexuels. Les femmes ayant vécu des situations de sévices sexuels dans le passé rapportent souvent ressentir de vives douleurs durant les rapports sexuels.
  • Problèmes de santé qui touchent les organes génitaux ou connexes. Les femmes qui ont une vaginite, une infection urinaire, une infection transmise sexuellement ou une vestibulite (une inflammation des muqueuses qui entourent l'entrée du vagin) éprouvent des douleurs vaginales durant les rapports sexuels en raison de l'inconfort et de l'assèchement des muqueuses que ces affections provoquent. Les femmes atteintes d’endométriose ont souvent des douleurs au moment du coït. Le fait d'avoir une allergie à certains tissus utilisés dans la fabrication de sous-vêtements, au spermicide ou au latex des condoms peut aussi causer des douleurs.
  • Maladies chroniques ou prise de médicaments. Les maladies graves ou chroniques qui altèrent grandement l’énergie, l’état psychologique et les habitudes de vie (arthrite, cancer, douleurs chroniques, etc.) ont souvent des répercussions sur l'ardeur sexuelle. En outre, certains médicaments diminuent l'afflux de sang au clitoris et aux organes génitaux, ce qui rend plus difficile l'atteinte de l'orgasme. C’est le cas de certains médicaments contre la haute pression. Par ailleurs, d’autres médicaments assèchent la muqueuse vaginale chez certaines femmes : la pilule anticonceptionnelle, les antihistaminiques et les antidépresseurs.
  • Grossesse. La grossesse est loin d'être un obstacle à la vie sexuelle. Durant le premier trimestre de grossesse, le désir sexuel s'étiole chez plusieurs femmes, surtout si elles souffrent de nausées, de vomissements et de douleurs aux seins, ou encore si la grossesse les angoisse. À partir du second trimestre, le désir tend par contre à augmenter puisque la dilatation du vagin et du périnée ainsi que leur irrigation sanguine (meilleure qu'en temps normal) facilitent la stimulation sexuelle. L'augmentation de la libido est également attribuable au fait que le taux d'hormones oestrogènes est plus élevé durant la grossesse. Avec l'arrivée imminente de bébé et les transformations du corps qui s'accentuent, le désir tend à diminuer de nouveau. Le désir sexuel fluctue également après l'accouchement, en fonction de plusieurs facteurs (Y a-t-il eu des complications durant l'accouchement? Une épisiotomie a-t-elle été pratiquée? L'enfant est-il en santé?, etc.). Par ailleurs, parce que l'accouchement diminue le tonus des muscles vaginaux qui collaborent à l'atteinte de l'orgasme, cela peut prendre quelques semaines avant de retrouver toutes ses capacités de jouissance.
  • Baisse des hormones sexuelles à la ménopause. Les hormones et la  - les femmes produisent aussi de la testostérone, mais en moins grande quantité que les hommes - semblent jouer un rôle important dans le désir sexuel. Le passage à la ménopause, qu'il soit naturel ou provoqué chirurgicalement par une ablation des ovaires (ovariectomie), diminue la production de ces hormones. Chez certaines femmes, cela provoque une baisse de la libido. En outre, la disparition progressive des menstruations à la ménopause laisse place à une sécheresse des muqueuses vaginales et à une lubrification plus lente du vagin durant la stimulation sexuelle. Cela peut créer une irritation désagréable durant les rapports sexuels si rien n'est entrepris pour remédier à la situation.

Note. L'anorexie et l'absence de menstruations (aménorrhée) ont aussi pour effet de diminuer la production d'hormones par les ovaires, ce qui assèche les muqueuses vaginales.

Une nouvelle maladie à traiter?

Contrairement à la dysfonction érectile de l’homme, la dysfonction sexuelle de la femme n'a pas fait l'objet de nombreux essais cliniques. Au moment de rédiger cette fiche (août 2010), aucun médicament n’était disponible sur le marché pour stimuler spécifiquement le désir ou l’excitation sexuelle de la femme. Ce n'est qu’au cours des dernières années que les chercheurs (et les sociétés pharmaceutiques) se sont intéressés à trouver un « Viagra pour femmes ». Le flibanserin (Girosa®) est une molécule développée par la firme Boehringer Ingelhein pour stimuler la libido des femmes (seulement celles qui n’ont pas atteint la ménopause). Il n’a été approuvé dans aucun pays encore. En juin 2010, un comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a jugé son efficacité insuffisante pour la commercialiser8.

Les experts ne s'entendent pas entièrement sur la prévalence de la dysfonction sexuelle chez les femmes. Certains brandissent des résultats d'études qui donnent à penser que près de la moitié des femmes en souffriraient. D'autres mettent en doute la valeur de ces données en faisant remarquer qu'elles viennent de chercheurs désirant trouver de nouveaux débouchés lucratifs pour leurs molécules pharmaceutiques. Ils craignent la médicalisation inutile de troubles qui ne sont pas nécessairement d'ordre médical2.

 

 

Les dysfonctions sexuelles et les troubles du désir peuvent toucher tout le monde, autant les hommes que les femmes et se manifester à tout âge. La sexualité censée être épanouissante peut alors peser lourd sur les épaules d’un couple.

Peu importe le problème, il est souvent difficile de discerner ce qui est physiologique de ce qui est psychologique. Les idées, les pensées et les sentiments ont au moins autant d'importance que les manifestations physiques.

Principales formes de dysfonction sexuelle masculine

Dysfonction érectile. On peut diagnostiquer une dysfonction érectile lorsque s'installe une incapacité répétée d'avoir une érection ou de la maintenir convenablement durant le coït. Elle ne doit pas être confondue avec la panne érectile isolée ou occasionnelle qui, bien que souvent vécue de manière gênante, devrait être perçue pour ce qu’elle est : normale. La grande majorité des hommes connaissent un jour ou l'autre de telles périodes sans que leur vie ou celle de leur partenaire n'en soit pour autant perturbée. La dysfonction érectile touche environ 20 % des hommes âgés de 50 ans à 59 ans, une proportion qui augmente avec l'âge et la maladie. Il n'en demeure pas moins qu'un homme en bonne santé peut demeurer actif sexuellement jusqu'à un âge avancé.

Baisse du désir. Autrefois exclusivement associée aux femmes, la panne du désir sexuel touche tout autant les hommes. Une infinité de facteurs peuvent nuire au désir. La culture, les valeurs, la situation économique et le contexte social en sont quelques-uns. En fait, un véritable trouble du désir est diagnostiqué lorsque la baisse de libido survient sans raison apparente et persiste dans le temps. En général, les facteurs impliqués dans la dysfonction érectile peuvent aussi altérer le goût pour l'activité sexuelle.

Éjaculation précoce. On peut diagnostiquer ce trouble sexuel lorsque, de manière systématique et incontrôlée, l'homme éjacule à la moindre excitation, souvent même avant d'avoir pénétré sa ou son partenaire. Le phénomène peut aussi être présent à la masturbation. Encore une fois, cette situation peut se présenter à l'occasion chez un homme normal et en bonne santé; il arrive à la plupart des hommes, un jour ou l'autre, d'éjaculer avant le moment où ils l'auraient souhaité. Chez l'éjaculateur précoce, le phénomène n'est pas occasionnel, il constitue plutôt une constante, un modèle comportemental exclusif. Ce trouble sexuel toucherait environ le tiers des hommes, ce qui en fait le trouble sexuel le plus fréquent1.
Note. Outre l'éjaculation précoce, il existe d'autres troubles de l'éjaculation, qui sont beaucoup plus rares. Mentionnons par exemple l'éjaculation retardée, où l'homme éprouve de la difficulté à éjaculer ou y parvient seulement si le coït est très long.

Maladie de La Peyronie. Décrite pour la première fois en 1743 par le chirurgien français François de la Peyronie, cette maladie se caractérise par une difformité du pénis en érection, ce qui peut être douloureux pour l'homme et l'empêcher (totalement ou en partie) d'avoir des rapports sexuels normaux. Elle touche environ 1 % des hommes. Cette maladie peut, dans certains cas, entraîner une dysfonction érectile. Elle est généralement consécutive à une blessure qui provoque des adhérences dans les tissus péniens. Les troubles peuvent être, suivant les cas, de nature provisoire ou permanente.

La sexualité avec l’âge

Il peut être rassurant de savoir que, pour la majorité des gens, tous les mécanismes physiologiques pour atteindre la satisfaction sexuelle sont présents, peu importe l'âge. Qui plus est, être actif sexuellement contribue à une bonne santé physique, ce qui augmente la longévité! Cependant, le couple traversera parfois une période d'ajustement (souvent aux abords de la retraite), qui l’amènera à explorer de nouveaux moyens de vivre la sexualité. Avoir des attentes irréalistes peut entraver cette recherche. Sachons qu'il est normal qu'avec l'âge : l'intensité des sensations et de l'orgasme soit moins puissante; le pénis en érection soit moins rigide et moins élevé; et que l'excitation sexuelle arrive plus lentement et demande une stimulation plus directe de la part de la (ou du) partenaire.

États ou situations à l'origine des dysfonctions sexuelles

Parmi les principales :

Problèmes de santé physique. Plusieurs problèmes de santé peuvent être à l’origine d’une dysfonction érectile et, parfois, d’une libido plus faible.

  • Diabète : l'excès de glucose dans le sang porte atteinte aux mécanismes de l'érection;
  • Troubles cardiaques ou (formation de plaques sur la paroi des artères, qui rétrécit leur ouverture);
  • Hypertension;
  • Embonpoint ou obésité;
  • Maladie grave ou chronique (maladie de Parkinson, sclérose en plaques, etc.);
  • Dépression;
  • Hypogonadisme : un trouble hormonal qui engendre une carence en androgènes, des hormones responsables de l'émergence des caractères sexuels masculins;
  • Lésion à la moelle épinière à la suite d’un accident, selon l’endroit et la gravité de la lésion. Par exemple, une lésion à la hauteur du cou peut altérer l’érection dite « psychogène », liée au désir, mais préserver l’érection réflexe, liée à un centre réflexe situé au bas du dos.

Médicaments ou traitements. Certains traitements (contre l’hypertrophie bénigne de la prostate, par exemple) ou médicaments (certains antidépresseurs, antihistaminiques et médicaments qui baissent la pression artérielle, notamment) agissent sur la capacité à avoir une érection.

Tabagisme, abus d'alcool ou de drogues. Ils peuvent contribuer à la dysfonction érectile.

Difficultés dans le couple. Des conflits non réglés avec le ou la partenaire se répercutent souvent sur le désir d'entreprendre des rapports sexuels et de se laisser aller intimement avec sa (ou son) partenaire. Une homosexualité latente ou non reconnue peut avoir des conséquences sur le déroulement des relations sexuelles.

Stress, dépression, anxiété. La tension nerveuse générée par des préoccupations (inquiétudes liées au travail, à la famille, aux difficultés financières, etc.), l'anxiété et la dépression réduisent bien souvent l’énergie et le désir sexuel. Il peut aussi y avoir une appréhension vis-à-vis des relations sexuelles, en raison de mauvaises expériences antérieures ou de la peur de l'échec, appelée anxiété de performance.

En cas d’éjaculation précoce. Son origine implique souvent un ensemble de facteurs, dont certains sont psychologiques et d’autres physiologiques : une hypersensibilité de la peau du pénis ou une atteinte du système nerveux, par exemple, en raison du diabète, un problème cardiaque, de l’anxiété reliée à la performance sexuelle ou des difficultés relationnelles avec la ou le partenaire.

La sexologie

La sexologie est l'étude de la sexualité humaine et de ses manifestations. Elle étudie tous les aspects de la sexualité, à savoir le développement sexuel, les mécanismes des rapports érotiques, le comportement sexuel et les relations affectives, en incluant les aspects physiologiques, psychologiques, médicaux, sociaux et culturels.

La sexologie, dans sa forme moderne, est une science récente qui s'est développée à la fin du XXe siècle. Elle est au carrefour de plusieurs disciplines, comme la médecine, les statistiques, l'épidémiologie, la biologie et les neurosciences, la criminologie, l'histoire, la psychologie et la sociologie. Elle étudie également la sexualité de certains groupes particuliers, comme les handicapés, les enfants et les personnes âgées, mais étudie aussi les pathologies sexuelles telles que les dysfonctions sexuelles, l'obsession sexuelle, les violences sexuelles, et les pratiques marginales comme les paraphilies et les perversions.

La sexologie traite également des sujets particuliers comme l'avortement, le contrôle des naissances, l'abus sexuel, les nouvelles techniques de reproduction ou la santé sexuelle.

Définition

Étymologie

Le mot "sexologie" est formé à partir du latin sexus et du grec logos, l'expression signifiant : discours sur le sexe.

La création étymologique du terme sexologie est similaire à celles des termes biologie, psychologie, sociologie ou théologie. L'intention est bien de créer un mot qui désigne la science du sexe.

Histoire du concept

Le mot sexologie est apparu en 1911 pour désigner l'étude de la détermination du sexe des enfants avant la naissance.

Après les années 1960, le mot désignera surtout une discipline médicale d'étude des pathologies de la sexualité. Actuellement, le mot sexologie tend à désigner une science structurée, ayant pour objet l'étude globale de la sexualité.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la sexologie.

La sexologie est une science récente dont les prémices apparaissent en Allemagne et en Autriche vers 1826-1850 mais les premières véritables études sur la sexualité humaine ont été produites seulement à la fin du XIXe siècle.

Les principaux pionniers sont Richard von Krafft-Ebing, Havelock Ellis, Bronislaw Malinowski et Sigmund Freud. Quant aux premières études scientifiques, elles n'ont été réalisées qu'après la seconde guerre mondiale. Les premiers chercheurs étaient Alfred Kinsey et Masters & Johnson.

La sexologie ne s'est réellement développée auprès du grand-public qu'après la période historique et sociologique de la révolution sexuelle des années 1960-1970. Initialement, la sexologie concernait surtout les troubles de la sexualité. Ce n'est que très récemment que la sexologie tend à étudier l'ensemble des faits sexuels des animaux et des Hommes.

Objectifs, champs d'application et limites

L'objectif de la sexologie est, a priori, l'étude scientifique de la sexualité, tant animale qu'humaine.

Son champ d'action devrait être l'étude de toutes les caractéristiques et faits sexuels des organismes sexués. Mais, pour des raisons sociologiques et historiques, le champ de la sexologie contemporaine se limite à la sexualité humaine, et, principalement, à ses aspects pathologiques.

L'évolution la plus récente est de limiter le champ de la sexologie à l'étude de la sexualité humaine et animale dans ses aspects hédoniques.

Remarque : l'objectif de la sexologie est de comprendre et d'expliquer la sexualité (aspect descriptif) ; c'est l'éthique qui cherche à savoir si un comportement sexuel est de l'ordre du bien ou du mal (aspect prescriptif).

Méthodes et moyens

Article détaillé : Méthodes et moyens de la sexologie.

La méthode de la sexologie est l'interdisciplinarité, voire la transdisciplinarité : réunir et intégrer dans une analyse et une réflexion commune toutes les données des différentes sciences (génétique, biologie, éthologie, psychologie, médecine…) qui abordent chacune un aspect limité la sexualité.

La méthode n'est pas une simple juxtaposition de données pluridisciplinaires, mais une intégration de ces données, permettant de parvenir à un niveau supérieur de compréhension de la sexualité.

Recherches et médecine

Article détaillé : Liste des sexologues.

Les acteurs de la sexologie ont été et sont encore actuellement essentiellement des médecins, et, secondairement, des praticiens du domaine médical. Quelques chercheurs, biologistes, éthologues, ethnologues, psychologues, sociologues ou historiens, ont apporté, le plus souvent ponctuellement, des contributions parfois notables.

La caractéristique la plus significative de ces acteurs, est qu'ils ne sont qu'une faible minorité à travailler uniquement sur la sexualité. Le sexologue à temps plein est une exception. Au Québec, par contre, plusieurs sexologues travaillent dans les domaines de l'intervention, la prévention, la sensibilisation, la relation d'aide, la thérapie et la recherche sexologique. C'est une profession qui est de plus en plus reconnue.

Enseignement

L'enseignement de la sexologie s'est développé depuis les années 1970, souvent avec beaucoup de difficultés. Dans la plupart des pays du monde, des cours optionnels en sexologie sont offerts dans les universités. Par contre, il existe une formation universitaire à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) de premier et deuxième cycles.

En Europe, la formation en sexologie prépare entre autres les médecins et les psychologues qui souhaitent devenir sexologues, à prendre en charge les troubles sexuels. Une formation créditée de 2 ans est donnée a l'Université Paul-Sabatier à Toulouse. Ce programme a été mis sur pied par un sexologue formé de l'UQAM. Tous les professionnels de la santé non sexologues ne reçoivent pas de formation sur la sexualité.

Actions concrètes

Les actions concrètes de la sexologie sont essentiellement d'ordre thérapeutique.

Des actions sont également menées dans le domaine de l'éducation sexuelle concernent surtout la prévention des maladies sexuellement transmissibles, les méthodes de contraceptions, la grossesses et les relations amoureuses. L'éducation sexuelle n'aborde que rarement les aspects relationnels et hédoniques de la sexualité, puisqu'elle ne prend pas autant de place dans le curriculum scolaire des écoles primaires et secondaires.

Problèmes actuels

Article détaillé : Problèmes de la recherche en sexologie.

Le principal problème de la sexologie est essentiellement culturel. La sexualité n'est pas considérée, sauf en cas de pathologie, comme étant une caractéristique importante et sérieuse de l'existence humaine. De plus, la sexualité est un sujet particulier dans les sociétés occidentales, qui suscite souvent des polémiques, voire parfois une réelle hostilité.

Pour ces raisons, il n'existe pas de volonté institutionnelle, et donc pas de moyens significatifs, pour développer la recherche, l'enseignement et la formation en sexologie.

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